pilon (c) Bruno Deniel-Laurent

« On achève bien les livres », un documentaire sur le pilon

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAC’est l’un des secrets de famille de l’industrie du Livre. Chaque année en France 100 millions de livres partent au pilon. Ils sont déchiquetés, broyés afin d’être recyclés.
Le livre est un produit de masse. Après  deux semaines de promotion pendant lesquelles l’éditeur espère qu’il va trouver son public, il est mis en rayon dans des centaines de librairies. Quand les livres partent à l’impression, tous ne sont pas destinés à être vendus, mais plutôt à occuper le terrain. Au bout de 3 mois les libraires peuvent effectuer les premiers retours à l’éditeur. Au bout d’un an, l’éditeur enverra les invendus au pilon. KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAHier soir, j’assistai à un débat intitulé « Le pilon, un mal nécessaire ? ». Autour du documentaire de Bruno Deniel-Laurent « On achève bien les livres », auteurs et éditeurs débattaient de la nécessité de ces abattoirs à livres. débat SCAM pilon (c) ea marzarteLes nombreux auteurs présents avaient  du mal à voir la destruction de leurs oeuvres comme nécessaire.

Le Syndicat National de l’Edition qui avait envoyé son M. Environnement insistait sur  la participation du livre à une « économie circulaire », le papier des livres étant recyclé 6 ou 7 fois avant de finir en boîte à pizza ou à oeufs. Je pense qu’il avait zappé la partie du « Cradle to Cradle »  qui parle de lutter contre le gaspillage structurel, la surproduction et le downcycling (l’usure des matières premières).

Le documentaire de Bruno Deniel-Laurent se penche avec poésie sur le sort de ces ouvrages neufs, en parfait état, que l’on traite comme des déchets. Un autodafé ordinaire et sans fin. 

3 réflexions sur “ « On achève bien les livres », un documentaire sur le pilon ”

  1. J’en avais entendu parlé lors d’un stage en librairie mais je n’avais aucune idée de l’ampleur du problème. Il n’existe aucune mesure incitative pour que l’édition produise moins, car tout le papier est recyclé mais recyclé vers le bas. Le pilon coûte moins cher que le stockage. Oui c’est toute la chaîne de production, de promotion, de distribution et de suivi des ventes de livres qui est à revoir.

  2. Il y a maintenant la possibilité de trouver des circuits alternatifs qui valorisent mieux le travail des auteurs, comme avec mon projet de « box livresque » Aksebo. Les livres sont ainsi diffusé d’une autre manière a des férus de lecture, au delà des méthodes de distribution classiques avec les méthodes du marketing qui avantagent les best-sellers au détriment des petites éditions.

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