« Girls » & art

Voilà je l’avoue, j’adore « Girls ». N’ayons pas peur des mots, à mes yeux, c’est comme une pièce de musée qui arrive sur mon écran à chaque épisode. Lena Dunham a grandi dans les ateliers de parents artistes, et sa meilleure amie Jemima Kirke, est peintre et tient aussi le rôle de Jessa dans la série. Dans ce beau montage d’archives elle plaide pour la réintégration des  femmes artistes dans l’histoire de l’art et pas seulement dans les ouvrages féministes.

Dans cet esprit j’aimerais partager avec vous mes deux derniers coups de coeur en dates pour des artistes qui ont la particularité d’être femmes. D’abord il y a Vivian Maier, franco-américaine, nourrice de métier,  elle refusa toute sa vie de montrer son travail de photographe à âme qui vive. April 18, 1954, New York, NYMaier est  morte en 2009 dans l’anonymat et la pauvreté. Pourtant, peu de temps avant son décès, ses photos avaient été découvertes à son insu dans une vente aux enchères. Des images de la rue, de la banlieue, de l’ordinaire, des portraits de ceux qu’on ne regarde qu’en passant. vivian-maier-galerie-douches-L-Hsaowg
Ces photos  découvertes par hasard par John Maloof,  un historien local à la recherche d’une documentation historique sur un quartier de Chicago, ce jeune collectionneur fit alors l’acquisition d’un lot considérable d’épreuves, de négatifs et de diapositives (dont une grande partie non développée) ainsi que des films super 8. Personnalité discrète et solitaire, Vivian Maier a, en effet, réalisé plus de 120 000 prises de vues.(c) Maloof collection - Galerie des douchesJ’ai eu la joie de voir ces photos à la Galerie des Douches à Paris en décembre, et on peut encore voir son travail jusqu’en juin 2014 à l’exposition organisée par le Jeu de Paume au Château de Tours.

Mon autre coup de coeur va à l’artiste brut Madge Gill.

madge-gillC’est lors d’une période de deuil, que cette mère au foyer anglaise Gill se met à dessiner un visage féminin coiffé d’un chapeau qu’elle inscrit dans des décors constitués d’architectures imaginaires.

gill-madge-visage-misterieuxGuidée par un esprit qu’elle surnomme «Myrninerest » – que l’on pourrait traduire par « mon repos intérieur» (My Inner Rest) –, Madge Gill travaille debout, la nuit, à la lumière d’une lampe à huile. Elle utilise comme support du carton ou du calicot et trace de manière obsessionnelle, à l’encre de Chine ou au stylo bille.  Madge Gill était récemment l’objet d’une exposition Madge Gill: Medium & Visionary à l’ Orleans House Gallery de Londres.

Je suis touchée par la manière dont ces deux femmes énigmatiques nous donnent à voir leur paysage intérieur. Elle donnent envie de prendre un stylo, un appareil photo et de créer … juste pour soi. Et vous, quelles sont vos artistes préférées ?

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