Composteur (c) éa marzarte

Composter en ville : simple comme « Bonjour »

Composteur (c) éa marzarteJe regrette d’avoir hésité aussi longtemps avant de me mettre à composter à Paris. Je m’en faisais une montagne,  il s’avère que c’est un jeu d’enfant… Il faut juste trouver une méthode pratique.
Comme j’habite un tout petit appartement et que malgré mes résolutions annuelles, mes rebords de fenêtres restent désespérément vides, je n’ai rien à cultiver pas même un plan de tomates cerises. Et ma plante vert n’a pas besoin d’engrais, je ne voyais donc pas l’intérêt de faire l’acquisition d’un lombricomposteur. La faune je la préfère dehors.
Ma copropriété connait encore de nombreux soucis avec le tri des emballages, nous n’avons pas d’espaces verts et demander à la mairie de Paris de nous installer un composteur collectif serait peine perdue.
Puis j’ai eu ouïe dire par des membres des Incroyables Comestibles que le potager collectif de mon quartier acceptait les dépôts de matières putrescibles. L’appellation marketing est biodéchets, je n’aime pas ce terme, déjà parce que dans la nature il n’y a pas de déchets et d’autre part parce que le jargon complique quelque chose. Pour contenir des biodéchets, on se dit qu’il faut un bio-seau.  Je me suis donc demandé où acheter un bio-seau. Internet ? Une boutique de jardinage ? Une grande surface de bricolage ? Et hop, encore du temps de perdu.

IMG_3400

Après vérification (sur un forum de jardinage), il s’avère que la rutilante poubelle à pédale qui trône dans ma salle de bain fait très bien l’affaire, ça tombe bien je ne l’utilise jamais . Elle est hermétique, équipée d’un seau que je peux détacher et emmener au parc.

Pour savoir ce que je peux ou ne peux pas mettre dans mon seau,  je suis allé dire bonjour aux jardiniers de mon potager d’adoption. En gros ils n’avaient pas de restriction, si ce n’est d’éviter tout ce qui est emballage en plastique soi-disant biodégradable, en réalité beaucoup sont juste oxo-dégradables, ils se fragmentent en petits morceaux, pas ragoutant pour faire pousser ses légumes. Si je veux mettre le carton du rouleau de papier toilette il faut le découper en morceau.
Mieux vaut également éviter les écorces d’agrumes (on peut les réutiliser pour faire ses produits ménagers) ainsi que les restes de viandes et de poisson (il faudra que je trouve un chat ou un chien de voisin à qui les refiler, encore faut-il qu’il ne soit pas accro à la pâtée industrielle). Maintenant ma corvée de poubelle inclut une balade hebdomadaire dans ce joli potager. Et je suis contente que mes épluchures et mes coquilles d’oeufs nourrissent les cultures du quartier.

Si vous habitez Paris et que vous voulez vous renseignez sur le compostage, voici la liste des jardins partagés auxquels vous pouvez allez vous adresser :  http://www.paris.fr/pratique/jardinage-vegetation/jardins-partages/liste-des-jardins-partages/rub_9111_stand_24892_port_22123

4 réflexions sur “ Composter en ville : simple comme « Bonjour » ”

    1. @ Lisie: En plus, ce potager collectif est un lieu plutôt actif ils vont même proposer bientôt de nouveaux lots à cultiver. Il offre un supplément d’âme à la vie de quartier.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s